Publié le 29 avril 2026 par Capucine Pedamond
Chaque mois, nous vous proposons de découvrir un membre du Club 100% Gaillard, son activité et surtout sa personnalité !
En cette fin du mois d’avril nous vous embarquons en direction du Saillant à la rencontre de Catherine et « son épicerie chérie » comme elle aime à l’appeler.
Capucine : Catherine, merci de m’accueillir ici au cœur de votre épicerie. Je vous laisse vous présenter et parler de votre parcours.
Catherine : Je suis Catherine et je suis une reconvertie (rires). Je ne faisais pas du tout ce métier auparavant, j’étais dans le développement des ressources humaines particulièrement en recrutement et en formation. Je gérais des projets d’envergure au sein de grands groupes ou collectivités locales avec 1000, 1200 voire 1500 salariés. Je suis originaire de Brive, je suis partie dans le cadre de mes études puis pour travailler sur Toulouse et Paris. Je suis revenue en Corrèze depuis maintenant une vingtaine d’années.
Capucine : Comment est né le projet de l’épicerie ?
Catherine : J’ai toujours rêvé d’être épicière ! Mais à l’époque où j’ai fait mes études c’était le grand boom des « GMS » les grandes et moyennes surfaces et il s’agissait d’être raisonnable ce projet n’était, à ce moment donné, pas réalisable. Et puis un jour, sans vraiment m’en rendre compte, j’ai perdu de vue l’utilité de mon métier trop axé sur la productivité et sur l’argent.
Un soir je suis rentrée après une soutenance concernant un audit que j’avais mené sur un an et demi où je ne me suis pas sentie écoutée et surtout pas par les personnes pour qui je plaidais de meilleures conditions de travail. Alors j’ai dit à mon mari « j’en ai marre, chaque jour qu’on vit on ne le revit pas, c’est terminé… J’arrête » et il m’a répondu « ok, je te fais ton épicerie » : l’aventure était lancée.
Capucine : C’est donc un projet lancé en duo ?
Catherine : Mon mari lui aussi est un reconverti ! Deux ans avant moi il avait lui aussi perdu le sens de son travail en ingénierie mécanique, il s’est alors formé en menuiserie et décidé de s’installer d’abord en location puis d’en acheter une. Le hasard fait souvent bien les choses car il y avait un petit local disponible attenant à la menuiserie qu’il venait d’acheter : l’endroit était tout trouvé pour installer l’épicerie.
Capucine : C’est difficile d’entamer un grand changement de vie, comme l’avez-vous abordé ?
Catherine : Le soir où j’ai annoncé à mon mari que je souhaitais arrêter et que nous avons acté l’idée de créer l’épicerie j’ai eu peur car c’est une chose de le dire s’en est une autre de sauter le pas ! Mais il fallait que je me lance, que j’ose et que je fasse confiance à ce que j’avais sur le cœur. J’ai commencé par travailler l’été et quand j’ai réalisé que ça fonctionnait, que cela faisait plaisir aux gens, que je me sentais utile alors j’ai fini par démissionner et je me suis lancée !
Capucine : Quel est le concept de l’épicerie ?
Catherine : La proximité, l’authenticité, la consommation au maximum bio et locale car c’est comme cela que je consomme depuis très longtemps déjà ! Je voulais aussi créer un lieu de vie, quelque chose qui n’existe plus dans les villages. Aujourd’hui, j’ai des personnes âgées qui viennent me voir tous les jours, des jeunes installés avec leurs enfants… Ils se rencontrent, se retrouvent. Maintenant, il y a même un coin café avec des animations, c’est top !
Quand j’ai ouvert la première partie de l’épicerie, mon objectif était d’être épicière en proposant de bons produits, mais aussi d’être un peu militante face aux supermarchés qui vendent n’importe quoi juste pour faire de l’argent. On peut proposer autre chose, on peut vivre autrement, même dans notre société. Et la preuve, c’est que ça marche !
Capucine : Quelles sont les valeurs qui vous sont chères ?
Catherine : le local, la proximité, le bien-être et le bien vivre qui passent par une sélection de bons produits (rire).
Capucine : Vous faites partie de notre réseau de PoHTes (Points d’Hospitalité Touristique), pourquoi avoir accepté ce projet ?
Catherine : Dès le démarrage de mon épicerie, je voulais être en lien avec les acteurs économiques et touristiques du territoire. Quand j’ai su que le réseau des PoHTes se créait, presque en même temps que ma boutique, j’ai tout de suite trouvé l’idée géniale !
Cela me permettait d’être en contact direct avec Brive Tourisme, de recevoir des informations précises sur les activités, les événements et les infos touristiques locales, et de les transmettre à mes clients.
C’est un échange gagnant-gagnant : Brive Tourisme me donne une visibilité sur ses plateformes, et moi, je deviens un relais du territoire que j’adore ! Je peux partager ces infos avec mes clients, qui sont ravis d’avoir des conseils locaux. En plus, j’ai bénéficié de formations les deux premières années, ce qui m’a permis d’être encore plus précise dans mes recommandations.
Et puis, c’est une expérience très conviviale et sympathique !
Capucine : vous êtes une véritable ambassadrice du territoire, vous nous partagez un de vos spots fétiches ?
Catherine : Oh.. il y en a plusieurs et certains très connus à juste titre ! Le site de La Roche est un endroit magnifique où il faut y aller quand il n’y a pas trop de monde ! Je peux aussi citer un spot en plein cœur de la forêt accessible par un petit chemin qui remonte au site de La Roche où vous serez entourés de « nos arbres » comme on aime dire avec mon mari (rires) : un endroit hors du temps. Enfin le pont du Saillant : J’adore aller au bord de l’eau ! Même quand il y a du monde, c’est fantastique : des gens qui lisent, qui jouent, des enfants qui crient… C’est un lieu intergénérationnel, accessible à tous, gratuit, et ça reste un endroit où tout le monde se sent bien.
Capucine : pour continuer à mieux vous connaître je vous propose de vous prêter au jeu du portrait chinois. Alors, si vous étiez un animal ?
Catherine : Une abeille, c’est mon animal totem. Alors, cela peut paraître bizarre parce qu'en général lorsque l’on parle d’animal totem on pense à un ours, un aigle... Mais moi, quand je médite et que j'appelle mon animal totem, c'est l'abeille qui vient !
Capucine : Si vous étiez une couleur ?
Catherine : Le violet
Capucine : Si vous étiez une musique ?
Catherine : Ah… Là ça se complique le choix est difficile ! Je dirais « la fréquence fabuleuse de l’amour » « temple of silence » de Deuter.
Capucine : Et pour conclure, vous nous parlez de vos passions ?
Catherine : Je pratique le Yoga, le Qi-Gong et la méditation, ce ne sont pas vraiment des passions mais plutôt mon équilibre de vie. Je suis aussi ferrue de lecture !
Capucine : un petit livre à recommander pour terminer ?
Catherine : Paresse pour tous d’Adrien Klent : c’est un livre que je conseille à tout le monde, il déculpabilise et remet pour moi l’essentiel à sa place en matière de travail. Il ne s'agit pas de ne plus travailler, Il s'agit de se respecter en tant qu'être humain. L'argent est au centre de notre société et donc, du coup, régit la vie de beaucoup de monde alors que ça devrait être l'épanouissement humain, la coopération, la solidarité. Voilà ce qui est important pour moi.
Donc, Paresse pour tous, ça parle de ça et c'est absolument génial !
Capucine : Merci pour cette recommandation et surtout un grand merci pour ces échanges. A très vite dans votre épicerie chérie !
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